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Actualités de février 2025

période de reconversion

le nouveau dispositif devient opérationnel

La loi du 24 octobre 2025 qui a transposé l’ANI sur les transitions et reconversions professionnelles a mis en place le dispositif dénommé « période de reconversion » destiné aux salariés souhaitant bénéficier d’une mobilité professionnelle interne ou externe à l’entreprise (article L. 6234-1 et suivants du Code du travail).

Deux décrets publiés au JO du 31 janvier 2026 ont apporté les dernières précisions permettant de rendre le nouveau dispositif opérationnel à compter du 1er février 2026.

Le ministère du travail a également publié sur son site le 3 février 2026 un topo sous forme de questions-réponses relatif au nouveau dispositif. Il a été mis à jour le 16 février 2026.

Ci-après, sous forme de tableau, les principales caractéristiques du dispositif.

Définition de la période de reconversion

Dispositif permettant au salarié souhaitant effectuer une mobilité interne ou externe à son entreprise de bénéficier d’une période lui permettant d’acquérir :

  • Une certification enregistrée au RNCP
  • Un certificat de qualification professionnelle
  • Un ou plusieurs blocs de compétence
  • Le socle de connaissance et de compétences (Cléa)

 

Pour cette acquisition, le salarié bénéficie au cours de la période de mobilité d’actions de formation, de la VAE ou de l’acquisition d’un savoir-faire par l’exercice en entreprise d’une ou plusieurs activités professionnelles.

Bénéficiaires du dispositif

Tout salarié, quel que soit son ancienneté et son niveau de qualification.

Modalités de mise en œuvre du dispositif

  • Initiative du salarié ou de l’employeur

 

  • Accord écrit entre le salarié et l’employeur (formulaire Cerfa désormais disponible sur le site du ministère du travail : n° 17613*01). Détermine les modalités d’organisation de la période de reconversion (durée…). Doit être rempli par l’employeur de l’entreprise dans laquelle se déroule la période de reconversion (employeur du salarié en cas de reconversion interne et employeur de l’entreprise d’accueil en cas de reconversion externe). 3 exemplaires (employeur + salarié + Opco)

 

  • Conclusion d’une convention de formation entre l’entreprise et l’organisme de formation

 

  • Envoi par l’employeur à l’OPCO des documents pour demande de prise en charge financière dans les 30 jours précédant le début de la période de reconversion

 

  • Décision de l’OPCO dans un délai de 20 jours

 

  • Suspension du contrat de travail avec l’entreprise initiale et conclusion d’un nouveau contrat (CDD ou CDI) avec l’entreprise d’accueil en cas de reconversion externe. Une période d’essai doit être prévue.

 

  • Poursuite des relations contractuelles entre le salarié et l’entreprise en cas de reconversion interne.

 

  • Le salarié débute sa formation, il peut également exercer une activité dans l’entreprise ou bénéficier d’actions permettant de faire valider les acquis de son expérience (VAE).

Financement par l’OPCO

  • Prise en charge des coûts pédagogiques de la formation

 

  • Montant fixé en fonction de l’ancienneté du salarié, son âge, la forte mutation de l’activité exercée et le risque d’obsolescence des compétences

Documents à envoyer à l’OPCO par l’employeur

  • Accord écrit (Cerfa)

 

  • Convention de formation

 

  • Tout autre document demandé par l’opérateur de compétences visant à s’assurer du respect des critères de priorisation définis par son conseil d’administration.

 

  • Pour mobilité externe : contrat de travail

Durée de la période de reconversion

Durée de formation de 150 heures minimum et 450 heures maximum, réparties sur 12 mois maximum.

Un accord d’entreprise ou de branche peut porter cette durée à 36 mois maximum pour 2 100 heures de formation.

Rémunération du salarié pendant la période de reconversion

  • Reconversion externe : rémunération du salarié déterminée par le nouveau contrat de travail qu’il signe avec l’entreprise d’accueil, son contrat de travail initial étant suspendu. L’écart éventuel de rémunération est pris en charge si un accord d’entreprise, de branche, ou le cas échéant la décision unilatérale de l’employeur le prévoit. 

 

  • Reconversion interne : maintien de la rémunération initiale du salarié sans modification.

Issue de la période de reconversion externe

  • Si le salarié souhaite poursuivre les relations contractuelles avec l’entreprise d’accueil : le contrat de travail liant le salarié et l’entreprise d’origine est rompu selon les modalités applicables à la rupture conventionnelle s’il s’agit d’un CDI, ou d’un commun accord s’il s’agit d’un CDD. Les dispositions relatives au licenciement économique ne s’appliquent pas.

 

  • Si le salarié souhaite réintégrer son entreprise initiale : il bénéficie d’un droit au retour sur son poste initial ou sur un poste équivalent avec une rémunération au moins équivalente.

 

  • En cas de refus du salarié de réintégrer l’entreprise initiale : le contrat de travail est rompu selon les modalités applicables à la rupture conventionnelle (CDI) ou d’un commun accord (CDD). Le montant des indemnités versées au titre de la rupture du contrat de travail du salarié ne peut être inférieur à celui des indemnités légales.
Nathalie Audier, juriste
Nathalie AUDIER

Juriste

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index égalité
hommes/Femmes

chez Solucia SPJ

NC : c’est la note obtenue par l’UES pour l’index égalité professionnelle femmes – hommes pour 2025

Indicateur d’écart de rémunération entre les femmes et les hommes : NC

Indicateur d’écart de taux d’augmentations entre les femmes et les hommes : 35/35

Indicateur de pourcentage de salariées augmentées dans l’année suivant leur retour de congé maternité : 15/15

Indicateur du nombre de salariés du sexe sous-représenté parmi les 10 plus hautes rémunérations : 10/10

Poignée homme femme

Thibault saint olive

Directeur Administratif et Financier

Thibault Saint Olive est diplômé de l’Institut Supérieur de Gestion (ISG). Il débute sa carrière en tant que Contrôleur de gestion à la Banque Populaire, avant d’intégrer Mazars en 2010 au poste de Manager Audit financier, spécialisé dans le secteur des Assurances. Il devient 6 ans plus tard Directeur Admnistratif et Financier de Linxea, avant de rejoindre Wakam (ex-La Parisienne) en tant que Head of Finance. Il est depuis janvier 2022, le Directeur Administratif et Financier de Solucia Protection Juridique. Thibault a la charge du contrôle de la rentabilité et de la solvabilité de l’entreprise, du pilotage des flux financiers et de la gestion des fonds.

anne davillé

Directrice Marketing & Experience Client

Anne Davillé a obtenu un Master de commerce à Audencia. Elle débute sa carrière chez Carat en tant que responsable clients, puis intègre Havas Media en 2005 en tant que Directrice de clientèle. Elle rejoint Generali en 2008 où elle occupe différents postes, notamment celui de Manager marketing digital, chef de projet relation client ou Head of Client relationship management chez Global Corporate & Commercial. Elle est depuis octobre 2021 Directrice Marketing & Expérience client chez Solucia Protection Juridique. Elle est à ce titre, responsable du développement des leviers digitaux et des offres au service des clients et des partenaires, ainsi que de la plateforme de la marque.

emmanuelle thiesson

Directrice de Développement

Emmanuelle Thiesson a obtenu un diplôme en Economie rurale à l’Université de Montpellier. Elle débute sa carrière d’assureur chez Assurinco en tant que Responsable Grands Comptes, puis intègre Mapfre, en tant que Directrice commerciale du pôle Travel, puis Directrice du support client. C’est en 2018 qu’elle devient Innovative partnerships affinity insurance chez Wakam (ex-La Parisienne). Elle a rejoint en février 2022 Solucia Protection Juridique au poste de Directrice du Développement et est, à ce titre, responsable de la stratégie de croissance.

thomas gontard

Directeur Indemnisations et Services

Thomas Gontard a obtenu un DEA en droit fiscal à l’Université de Panthéon- Sorbonne. Il débute sa carrière chez Synerfil en tant que Directeur des centres d’appel, avant de rejoindre Apria, puis Assor France en tant que Responsable des services client. Il rejoint Solucia Protection Juridique en 2015 en tant que Responsable du service Renseignement Juridique. Il est depuis 2019 Directeur de l’Indemnisation et des Services. Il pilote la qualité des prestations délivrées par l’équipe des juristes.

Cécile Tardieu

Directrice Générale

Cécile Tardieu est diplômée de l’Ecole des Mines de Nancy et de l’ENSAE (1996). Elle débute chez Axa où elle exerce les fonctions d’actuaire à l’international puis de souscriptrice grands comptes affinitaires. En 2002, elle intègre le groupe Generali au sein duquel elle occupe diverses fonctions notamment celle de responsable du marketing produits, responsable du développement des offres affinitaires et de Directrice marketing et relation client au sein de l’entité Global Corporate & Commercial. Elle intègre Wakam (ex-La Parisienne) en 2016, en tant que Directrice des Partenariats, avant de rejoindre Solucia Protection Juridique en février 2020 au poste de Directrice de la Transformation, de l’Audit interne et des nouveaux marchés. Elle est depuis juillet 2021 Directrice Générale de l’assureur.

LAURENT SENGIER

Président du directoire

Laurent Sengier, a obtenu un diplôme d’expert en Management Financier à l’ESG. Il débute sa carrière en tant que Directeur Administratif et Financier au Groupe ICIRS (Retraite, Prévoyance, Santé), avant de rejoindre La Tutélaire en 2010. Il devient Directeur Financier Opérationnel de Chorum en 2013, et rejoint Solucia Protection Juridique, en tant que Directeur Administratif et Financier en 2018. Il prendra la Direction Générale de l’assureur en 2020, puis sa Présidence en juillet 2021.