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Actualités de septembre 2026

MALADIE ET CONGES PAYES

PRECISIONS SUR LA PRESCRIPTION DE L’INDEMNITE COMPENSATRICE DE CONGES PAYES

Cass. soc. 16 septembre 2026 n° 25-15.456, n° 25-12.609, n° 25-14.826 FSB

Pour rappel, depuis la loi du 22 avril 2024, les périodes d’arrêt pour maladie ou accident non professionnel sont assimilées à du temps de travail effectif pour l’acquisition des congés payés, conformément à l’article L.3141-5, 7° du Code du travail. Le salarié acquiert deux jours ouvrables de congés par mois d’absence, dans la limite de 24 jours ouvrables par période de référence, en application de l’article L.3141-5-1. 

Ces règles s’appliquent rétroactivement aux absences intervenues entre le 1er décembre 2009 et le 24 avril 2024, sous certaines conditions. Pour les salariés dont le contrat était en cours au 24 avril 2024, l’action visant à obtenir des droits supplémentaires était soumise à un délai de forclusion de deux ans, arrivé à échéance le 23 avril 2026. 

Dans trois arrêts du 16 septembre 2026, la Cour de cassation précise les règles applicables lorsque le contrat de travail a été rompu. 

Une prescription de trois ans pour l’indemnité compensatrice : 

Dans la 1ère affaire n° 25-15.456, le contrat de travail avait été rompu par rupture conventionnelle avec effet au 3 septembre 2018. Le salarié avait saisi le conseil de prud’hommes de Paris le 27 mars 2024, soit plus de cinq ans après la rupture, afin d’obtenir le paiement d’une indemnité compensatrice de congés payés correspondant à une période d’arrêt maladie. Sa demande avait été déclarée prescrite par les juges du fond. 

La Cour de cassation confirme que l’action en paiement d’une indemnité compensatrice de congés payés constitue une créance salariale soumise à la prescription triennale de l’article L. 3245-1 du Code du travail. 

Le délai de forclusion de deux ans prévu par la loi du 22 avril 2024 ne concerne donc pas les salariés dont le contrat était déjà rompu lors de son entrée en vigueur. Leur action reste soumise au délai de prescription de trois ans. 

Le délai de trois ans commence à courir à la date de rupture du contrat, puisque le salarié ne peut alors plus prendre les congés concernés et peut uniquement en demander le paiement sous forme d’indemnité compensatrice. 

La Cour confirme ainsi que l’entrée en vigueur de la loi du 22 avril 2024 ne fait pas courir un nouveau délai de prescription. 

La réception du solde de tout compte est sans incidence sur le point de départ de prescription : 

Dans la 2ème affaire n° 25-12.609, le contrat de travail avait été rompu le 9 juillet 2018 et le salarié avait saisi le conseil de prud’hommes le 12 juillet 2021. 

La cour d’appel avait retenu comme point de départ du délai de prescription la date de réception du solde de tout compte, intervenue le 18 juillet 2018. 

La Cour de cassation censure cette analyse : le point de départ du délai de trois ans est bien fixé à la date de rupture du contrat de travail. La date de réception du solde de tout compte, nécessairement postérieure à cette rupture, est sans incidence sur le calcul de la prescription. 

La Cour écarte également l’argument selon lequel l’absence d’information du salarié par l’employeur sur ses droits à congés payés acquis pendant une période de maladie, ou le fait de ne pas l’avoir mis en mesure d’exercer ces droits, aurait pour effet de reporter le point de départ de la prescription à la date de réception du solde de tout compte. 

Des droits pouvant remonter au 1er décembre 2009 : 

Dans la 3ème affaire n° 25-14.826, la Cour de cassation distingue le délai pour agir de l’étendue des droits pouvant être réclamés. 

Une salariée licenciée le 18 juin 2021 avait saisi le conseil de prud’hommes dans les trois ans suivant la rupture, en sollicitant une indemnité correspondant notamment à des périodes de maladie remontant à juin 2011. 

La Cour de cassation juge sa demande recevable et considère que les droits acquis depuis le 1er décembre 2009 peuvent être pris en compte, malgré la règle de limitation de trois ans prévue par l’article L.3245-1. La rétroactivité prévue par la loi du 22 avril 2024 permet ainsi, sous conditions, de réclamer des congés acquis pendant des périodes de maladie non professionnelle remontant à 2009. 

Toutefois, tous les congés acquis depuis 2009 ne sont pas automatiquement indemnisables. Les droits restent soumis aux règles relatives au report et à la perte des congés prévues par les articles L.3141-19-1 et L.3141-19-2 du Code du travail. 

Le juge doit donc déterminer, à la date de la rupture, quels congés ont été acquis, lesquels ont été reportés et lesquels ont éventuellement été perdus à l’expiration de la période de report. 

Laurent PASQUALINI

Juriste

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index égalité
hommes/Femmes

chez Solucia SPJ

NC : c’est la note obtenue par l’UES pour l’index égalité professionnelle femmes – hommes pour 2025

Indicateur d’écart de rémunération entre les femmes et les hommes : NC

Indicateur d’écart de taux d’augmentations entre les femmes et les hommes : 35/35

Indicateur de pourcentage de salariées augmentées dans l’année suivant leur retour de congé maternité : 15/15

Indicateur du nombre de salariés du sexe sous-représenté parmi les 10 plus hautes rémunérations : 10/10

Poignée homme femme

Thibault saint olive

Directeur Administratif et Financier

Thibault Saint Olive est diplômé de l’Institut Supérieur de Gestion (ISG). Il débute sa carrière en tant que Contrôleur de gestion à la Banque Populaire, avant d’intégrer Mazars en 2010 au poste de Manager Audit financier, spécialisé dans le secteur des Assurances. Il devient 6 ans plus tard Directeur Admnistratif et Financier de Linxea, avant de rejoindre Wakam (ex-La Parisienne) en tant que Head of Finance. Il est depuis janvier 2022, le Directeur Administratif et Financier de Solucia Protection Juridique. Thibault a la charge du contrôle de la rentabilité et de la solvabilité de l’entreprise, du pilotage des flux financiers et de la gestion des fonds.

anne davillé

Directrice Marketing & Experience Client

Anne Davillé a obtenu un Master de commerce à Audencia. Elle débute sa carrière chez Carat en tant que responsable clients, puis intègre Havas Media en 2005 en tant que Directrice de clientèle. Elle rejoint Generali en 2008 où elle occupe différents postes, notamment celui de Manager marketing digital, chef de projet relation client ou Head of Client relationship management chez Global Corporate & Commercial. Elle est depuis octobre 2021 Directrice Marketing & Expérience client chez Solucia Protection Juridique. Elle est à ce titre, responsable du développement des leviers digitaux et des offres au service des clients et des partenaires, ainsi que de la plateforme de la marque.

emmanuelle thiesson

Directrice de Développement

Emmanuelle Thiesson a obtenu un diplôme en Economie rurale à l’Université de Montpellier. Elle débute sa carrière d’assureur chez Assurinco en tant que Responsable Grands Comptes, puis intègre Mapfre, en tant que Directrice commerciale du pôle Travel, puis Directrice du support client. C’est en 2018 qu’elle devient Innovative partnerships affinity insurance chez Wakam (ex-La Parisienne). Elle a rejoint en février 2022 Solucia Protection Juridique au poste de Directrice du Développement et est, à ce titre, responsable de la stratégie de croissance.

thomas gontard

Directeur Indemnisations et Services

Thomas Gontard a obtenu un DEA en droit fiscal à l’Université de Panthéon- Sorbonne. Il débute sa carrière chez Synerfil en tant que Directeur des centres d’appel, avant de rejoindre Apria, puis Assor France en tant que Responsable des services client. Il rejoint Solucia Protection Juridique en 2015 en tant que Responsable du service Renseignement Juridique. Il est depuis 2019 Directeur de l’Indemnisation et des Services. Il pilote la qualité des prestations délivrées par l’équipe des juristes.

Cécile Tardieu

Directrice Générale

Cécile Tardieu est diplômée de l’Ecole des Mines de Nancy et de l’ENSAE (1996). Elle débute chez Axa où elle exerce les fonctions d’actuaire à l’international puis de souscriptrice grands comptes affinitaires. En 2002, elle intègre le groupe Generali au sein duquel elle occupe diverses fonctions notamment celle de responsable du marketing produits, responsable du développement des offres affinitaires et de Directrice marketing et relation client au sein de l’entité Global Corporate & Commercial. Elle intègre Wakam (ex-La Parisienne) en 2016, en tant que Directrice des Partenariats, avant de rejoindre Solucia Protection Juridique en février 2020 au poste de Directrice de la Transformation, de l’Audit interne et des nouveaux marchés. Elle est depuis juillet 2021 Directrice Générale de l’assureur.

LAURENT SENGIER

Président du directoire

Laurent Sengier, a obtenu un diplôme d’expert en Management Financier à l’ESG. Il débute sa carrière en tant que Directeur Administratif et Financier au Groupe ICIRS (Retraite, Prévoyance, Santé), avant de rejoindre La Tutélaire en 2010. Il devient Directeur Financier Opérationnel de Chorum en 2013, et rejoint Solucia Protection Juridique, en tant que Directeur Administratif et Financier en 2018. Il prendra la Direction Générale de l’assureur en 2020, puis sa Présidence en juillet 2021.