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Actualités d'avril 2026

Géolocalisation

Contrôle autorisé de la durée du travail des distributeurs

Rappel des règles applicables

Selon la jurisprudence constante de la Cour de cassation et du Conseil d’Etat, la géolocalisation ne peut être utilisée comme instrument de contrôle du temps de travail qu’à défaut d’autre moyen possible, même moins efficace, tels des documents déclaratifs des salariés et est exclue lorsque le salarié dispose d’une liberté d’organisation dans son travail (CE, 15 septembre 2017, n° 403776 ; Cass. Soc., 17 décembre 2014, n° 13-23.645).  

En application de la jurisprudence de la CJUE, afin d’assurer l’effet utile des droits prévus par la directive 2003/88/CE du 4 novembre 2003 et de l’article 31 de la charte des droits fondamentaux de l’UE, les Etats membres doivent imposer aux employeurs l’obligation de mettre en place un système objectif, fiable et accessible permettant de mesurer la durée du temps de travail journalier effectué par chaque travailleur (CJUE, 14 mai 2019, aff. 55/18). 

Les faits ayant donnés lieu au litige :

Un syndicat conteste la mise en place et l’exploitation, aux fins de mesurer le temps de travail, d’un système de géolocalisation qui enregistre toutes les 10 secondes la localisation des distributeurs de journaux et prospectus d’une société pendant leur tournée au moyen d’un boîtier mobile que les salariés portent sur eux et qu’ils activent eux-mêmes.  

La Cour d’appel juge ce système de contrôle du temps de travail licite, mais se voit censurée par la Cour de cassation au motif que les juges du fond n’ont pas caractérisé que le système de géolocalisation mis en œuvre est le seul moyen de contrôler la durée de travail des salariés distributeurs.  

La Cour de cassation renvoie l’affaire devant la Cour d’appel et est amenée à se prononcer sur le nouvel arrêt suite à un nouveau pourvoi par le syndicat.  

Solution dégagée par la cour de cassation :

La Cour de cassation admet la licéité du dispositif de géolocalisation en retenant que :  

○ Les juges du fond ont constaté que le contrat de travail des salariés distributeurs ne leur confère qu’une liberté d’organisation très relative, dès lors que leur autonomie ne porte ni sur les documents à distribuer, ni sur leurs destinataires, ni sur le parcours, ni sur les dates de distribution, mais est réduite au choix des horaires de travail sur la journée ; 

○ Les juges du fond ont relevé que le dispositif de géolocalisation n’instaure pas une surveillance permanente des salariés distributeurs ; 

○ Les juges du fond ont relevé les contraintes spécifiques liées à l’activité des distributeurs de journaux et prospectus qui sont des salariés itinérants, travaillant pour la plupart à temps partiel modulé sur des étendues géographiques vastes et diversifiées, dont le temps de travail ne peut pas être contrôlé sans analyse du parcours. Or, les dispositifs de contrôle du temps de travail alternatifs n’apparaissent pas suffisamment objectifs et fiables. Un dispositif auto-déclaratif notamment, manuel ou informatique, ne permet pas un contrôle objectif du temps de travail effectif du salarié car il ne donne aucune possibilité à l’employeur de vérifier le temps effectivement travaillé, de lever les doutes en cas d’écart avec le temps pré-quantifié, et de garantir le respect des temps de repos, des durées maximales du travail et de l’interdiction du travail de nuit et du dimanche.

La Cour de cassation retient en conséquence que les juges du fond en ont justement déduit que, compte tenu de sa spécificité, le contrôle de l’activité de distribution des salariés ne pouvait être effectué que par la géolocalisation, le système permettant de garantir le paiement de toutes les heures de travail, le respect des durées et amplitudes maximales de travail, de l’interdiction du travail de nuit, de l’interdiction du travail le dimanche ainsi que le respect des temps de repos. 

La Cour de cassation juge qu’il résulte de ces constatations des juges du fond qu’aucun autre dispositif ne permettait d’assurer un contrôle objectif, fiable et accessible de la durée du travail des salariés, reprenant les critères énoncés par la jurisprudence de la CJUE.  

Ainsi, la possibilité d’un autre dispositif de contrôle du temps de travail suppose qu’il permette un contrôle objectif, fiable et accessible de la durée du travail. 

Nathalie Audier, juriste
Nathalie Audier

Juriste

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index égalité
hommes/Femmes

chez Solucia SPJ

NC : c’est la note obtenue par l’UES pour l’index égalité professionnelle femmes – hommes pour 2025

Indicateur d’écart de rémunération entre les femmes et les hommes : NC

Indicateur d’écart de taux d’augmentations entre les femmes et les hommes : 35/35

Indicateur de pourcentage de salariées augmentées dans l’année suivant leur retour de congé maternité : 15/15

Indicateur du nombre de salariés du sexe sous-représenté parmi les 10 plus hautes rémunérations : 10/10

Poignée homme femme

Thibault saint olive

Directeur Administratif et Financier

Thibault Saint Olive est diplômé de l’Institut Supérieur de Gestion (ISG). Il débute sa carrière en tant que Contrôleur de gestion à la Banque Populaire, avant d’intégrer Mazars en 2010 au poste de Manager Audit financier, spécialisé dans le secteur des Assurances. Il devient 6 ans plus tard Directeur Admnistratif et Financier de Linxea, avant de rejoindre Wakam (ex-La Parisienne) en tant que Head of Finance. Il est depuis janvier 2022, le Directeur Administratif et Financier de Solucia Protection Juridique. Thibault a la charge du contrôle de la rentabilité et de la solvabilité de l’entreprise, du pilotage des flux financiers et de la gestion des fonds.

anne davillé

Directrice Marketing & Experience Client

Anne Davillé a obtenu un Master de commerce à Audencia. Elle débute sa carrière chez Carat en tant que responsable clients, puis intègre Havas Media en 2005 en tant que Directrice de clientèle. Elle rejoint Generali en 2008 où elle occupe différents postes, notamment celui de Manager marketing digital, chef de projet relation client ou Head of Client relationship management chez Global Corporate & Commercial. Elle est depuis octobre 2021 Directrice Marketing & Expérience client chez Solucia Protection Juridique. Elle est à ce titre, responsable du développement des leviers digitaux et des offres au service des clients et des partenaires, ainsi que de la plateforme de la marque.

emmanuelle thiesson

Directrice de Développement

Emmanuelle Thiesson a obtenu un diplôme en Economie rurale à l’Université de Montpellier. Elle débute sa carrière d’assureur chez Assurinco en tant que Responsable Grands Comptes, puis intègre Mapfre, en tant que Directrice commerciale du pôle Travel, puis Directrice du support client. C’est en 2018 qu’elle devient Innovative partnerships affinity insurance chez Wakam (ex-La Parisienne). Elle a rejoint en février 2022 Solucia Protection Juridique au poste de Directrice du Développement et est, à ce titre, responsable de la stratégie de croissance.

thomas gontard

Directeur Indemnisations et Services

Thomas Gontard a obtenu un DEA en droit fiscal à l’Université de Panthéon- Sorbonne. Il débute sa carrière chez Synerfil en tant que Directeur des centres d’appel, avant de rejoindre Apria, puis Assor France en tant que Responsable des services client. Il rejoint Solucia Protection Juridique en 2015 en tant que Responsable du service Renseignement Juridique. Il est depuis 2019 Directeur de l’Indemnisation et des Services. Il pilote la qualité des prestations délivrées par l’équipe des juristes.

Cécile Tardieu

Directrice Générale

Cécile Tardieu est diplômée de l’Ecole des Mines de Nancy et de l’ENSAE (1996). Elle débute chez Axa où elle exerce les fonctions d’actuaire à l’international puis de souscriptrice grands comptes affinitaires. En 2002, elle intègre le groupe Generali au sein duquel elle occupe diverses fonctions notamment celle de responsable du marketing produits, responsable du développement des offres affinitaires et de Directrice marketing et relation client au sein de l’entité Global Corporate & Commercial. Elle intègre Wakam (ex-La Parisienne) en 2016, en tant que Directrice des Partenariats, avant de rejoindre Solucia Protection Juridique en février 2020 au poste de Directrice de la Transformation, de l’Audit interne et des nouveaux marchés. Elle est depuis juillet 2021 Directrice Générale de l’assureur.

LAURENT SENGIER

Président du directoire

Laurent Sengier, a obtenu un diplôme d’expert en Management Financier à l’ESG. Il débute sa carrière en tant que Directeur Administratif et Financier au Groupe ICIRS (Retraite, Prévoyance, Santé), avant de rejoindre La Tutélaire en 2010. Il devient Directeur Financier Opérationnel de Chorum en 2013, et rejoint Solucia Protection Juridique, en tant que Directeur Administratif et Financier en 2018. Il prendra la Direction Générale de l’assureur en 2020, puis sa Présidence en juillet 2021.