J'ai le DROIT de savoir !

Actualités de septembre 2026

LICENCIEMENT VERBAL

PAS LE CAS D’UN MESSAGE WHATSAPP ENVISAGEANT LE LICENCIEMENT

Pour rappel, l’employeur qui entend licencier un salarié doit respecter la procédure avec entretien préalable puis notification du licenciement par lettre recommandée avec accusé de réception au plus tôt le 3ème jour ouvrable suivant l’entretien (art. L.1232-6 du code du travail). Si l’employeur manifeste verbalement sa volonté de rompre le contrat de travail avant ce délai, ce licenciement verbal est sans cause réelle et sérieuse et ne peut pas être régularisé a posteriori par l’envoi de la lettre de licenciement. 

LES FAITS AYANT DONNES LIEU AU LITIGE : 

Dans cette affaire, la salariée a été engagée en qualité de responsable des ventes à compter du 29 février 2016 

Convoquée par lettre du 10 décembre 2020 à un entretien préalable en vue d’un éventuel licenciement pour motif économique qui s’est tenu le 22 décembre 2020, la salariée a adhéré au contrat de sécurisation professionnelle, le contrat de travail ayant été rompu pour motif économique au terme du délai de réflexion le 12 janvier 2021. 

La salariée saisi la justice pour contester son licenciement et demander le paiement de diverses sommes, en prétendant qu’elle a été licenciée verbalement. 

Elle produit un échange WhatsApp daté du 12 novembre 2020 où son supérieur hiérarchique l’informait d’un projet de la licencier, « pour un motif non encore défini si ce n’est qu’il serait personnel ». 

La cour d’appel déboute la salariée après avoir constaté que l’échange litigieux ne laissait pas de doute sur le projet exprimé de l’employeur de licencier la salariée, car la relation de travail : 

-s’était poursuivie normalement après cet échange jusqu’à la convocation de la salariée à un entretien préalable à un licenciement économique ; 

-n’avait pris fin que le 12 janvier 2021, au terme du délai de réflexion en vue de l’adhésion au contrat de sécurisation professionnelle qui avait été accepté. 

La cour d’appel a ainsi estimé que ce délai de 2 mois entre l’échange WhatsApp et la notification de la rupture était incompatible avec un licenciement verbal produisant des effets immédiats. 

La salariée se pourvoit en cassation. 

SOLUTION DEGAGEE PAR LA COUR DE CASSATION : 

La Cour de cassation rejette le pourvoi et valide la décision de la cour d’appel. 

Elle estime que la seule information verbale de la salariée de ce que son licenciement est envisagé ne suffit pas à caractériser un licenciement verbal. 

La Cour de cassation confirme que le caractère irrévocable de l’intention de l’employeur de rompre le contrat est un critère indispensable pour caractériser un licenciement verbal. 

Or, en l’espèce, aucune décision de rompre le contrat n’était arrêtée au moment de l’échange WhatsApp, le manager n’ayant informé la salariée que d’un projet de licenciement. 

Ce qui avait été démontré par la poursuite de la relation contractuelle jusqu’à la notification écrite du licenciement économique. 

Laurent PASQUALINI

Juriste

Nos dernières actus

Durée du travail
A compter du 16 août 2026, l’inspection du travail...
Lire la suite
PRO - News express et chiffres clés - septembre 2026
Découvrez toutes les news juridiques professionnelles...
Lire la suite
Maladie et congés payés
L'action en demande d'indemnité compensatrice de congé...
Lire la suite

index égalité
hommes/Femmes

chez Solucia SPJ

NC : c’est la note obtenue par l’UES pour l’index égalité professionnelle femmes – hommes pour 2025

Indicateur d’écart de rémunération entre les femmes et les hommes : NC

Indicateur d’écart de taux d’augmentations entre les femmes et les hommes : 35/35

Indicateur de pourcentage de salariées augmentées dans l’année suivant leur retour de congé maternité : 15/15

Indicateur du nombre de salariés du sexe sous-représenté parmi les 10 plus hautes rémunérations : 10/10

Poignée homme femme

Thibault saint olive

Directeur Administratif et Financier

Thibault Saint Olive est diplômé de l’Institut Supérieur de Gestion (ISG). Il débute sa carrière en tant que Contrôleur de gestion à la Banque Populaire, avant d’intégrer Mazars en 2010 au poste de Manager Audit financier, spécialisé dans le secteur des Assurances. Il devient 6 ans plus tard Directeur Admnistratif et Financier de Linxea, avant de rejoindre Wakam (ex-La Parisienne) en tant que Head of Finance. Il est depuis janvier 2022, le Directeur Administratif et Financier de Solucia Protection Juridique. Thibault a la charge du contrôle de la rentabilité et de la solvabilité de l’entreprise, du pilotage des flux financiers et de la gestion des fonds.

anne davillé

Directrice Marketing & Experience Client

Anne Davillé a obtenu un Master de commerce à Audencia. Elle débute sa carrière chez Carat en tant que responsable clients, puis intègre Havas Media en 2005 en tant que Directrice de clientèle. Elle rejoint Generali en 2008 où elle occupe différents postes, notamment celui de Manager marketing digital, chef de projet relation client ou Head of Client relationship management chez Global Corporate & Commercial. Elle est depuis octobre 2021 Directrice Marketing & Expérience client chez Solucia Protection Juridique. Elle est à ce titre, responsable du développement des leviers digitaux et des offres au service des clients et des partenaires, ainsi que de la plateforme de la marque.

emmanuelle thiesson

Directrice de Développement

Emmanuelle Thiesson a obtenu un diplôme en Economie rurale à l’Université de Montpellier. Elle débute sa carrière d’assureur chez Assurinco en tant que Responsable Grands Comptes, puis intègre Mapfre, en tant que Directrice commerciale du pôle Travel, puis Directrice du support client. C’est en 2018 qu’elle devient Innovative partnerships affinity insurance chez Wakam (ex-La Parisienne). Elle a rejoint en février 2022 Solucia Protection Juridique au poste de Directrice du Développement et est, à ce titre, responsable de la stratégie de croissance.

thomas gontard

Directeur Indemnisations et Services

Thomas Gontard a obtenu un DEA en droit fiscal à l’Université de Panthéon- Sorbonne. Il débute sa carrière chez Synerfil en tant que Directeur des centres d’appel, avant de rejoindre Apria, puis Assor France en tant que Responsable des services client. Il rejoint Solucia Protection Juridique en 2015 en tant que Responsable du service Renseignement Juridique. Il est depuis 2019 Directeur de l’Indemnisation et des Services. Il pilote la qualité des prestations délivrées par l’équipe des juristes.

Cécile Tardieu

Directrice Générale

Cécile Tardieu est diplômée de l’Ecole des Mines de Nancy et de l’ENSAE (1996). Elle débute chez Axa où elle exerce les fonctions d’actuaire à l’international puis de souscriptrice grands comptes affinitaires. En 2002, elle intègre le groupe Generali au sein duquel elle occupe diverses fonctions notamment celle de responsable du marketing produits, responsable du développement des offres affinitaires et de Directrice marketing et relation client au sein de l’entité Global Corporate & Commercial. Elle intègre Wakam (ex-La Parisienne) en 2016, en tant que Directrice des Partenariats, avant de rejoindre Solucia Protection Juridique en février 2020 au poste de Directrice de la Transformation, de l’Audit interne et des nouveaux marchés. Elle est depuis juillet 2021 Directrice Générale de l’assureur.

LAURENT SENGIER

Président du directoire

Laurent Sengier, a obtenu un diplôme d’expert en Management Financier à l’ESG. Il débute sa carrière en tant que Directeur Administratif et Financier au Groupe ICIRS (Retraite, Prévoyance, Santé), avant de rejoindre La Tutélaire en 2010. Il devient Directeur Financier Opérationnel de Chorum en 2013, et rejoint Solucia Protection Juridique, en tant que Directeur Administratif et Financier en 2018. Il prendra la Direction Générale de l’assureur en 2020, puis sa Présidence en juillet 2021.