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Actualités de mai 2026

Syndicats

Interprétation stricte de l’accord sur l’accès à la messagerie de l’entreprise

Rappel des règles applicables

En application de l’article L. 2142-6 du Code du travail, un accord d’entreprise peut définir les conditions et les modalités de diffusion des informations syndicales au moyen des outils numériques disponibles dans l’entreprise.  

A défaut d’accord, les organisations syndicales présentes dans l’entreprise et satisfaisant aux critères de respect des valeurs républicaines et d’indépendance, légalement constituées depuis au moins deux ans peuvent mettre à disposition des publications et tracts sur un site syndical accessible à partir de l’intranet de l’entreprise, lorsqu’il existe. 

Quels étaient les faits ayant donné lieu au litige ?

Un accord collectif est conclu au sein d’une entreprise afin d’organiser les modalités d’utilisation de la messagerie par les organisations syndicales et les représentants du personnel.  

L’accord prévoit notamment que les courriels syndicaux collectifs peuvent contenir l’objet sommaire de la communication mais doivent, pour le détail, renvoyer à une ou plusieurs pages intranet sans pouvoir être utilisés pour l’envoi direct de tracts.  

Estimant qu’un syndicat ne respecte pas ces règles, l’employeur lui adresse une première mise en demeure.  

Le syndicat diffuse aux salariés quelques jours plus tard un courriel contenant un lien vers une vidéo YouTube.  

L’employeur suspend alors l’accès du syndicat à messagerie pour un mois selon les modalités prévues par l’accord.  

Quelques semaines plus tard, le syndicat envoi un nouveau message collectif comportant un lien vers un site internet externe à l’entreprise, ainsi qu’une image humoristique de vœux.  

Une nouvelle mise en demeure lui est adressée par l’employeur et le syndicat saisit le Tribunal judicaire afin d’obtenir l’annulation de la suspension de la messagerie et de la mise en demeure, ainsi que des dommages-intérêts pour discrimination syndicale et atteinte à la liberté syndicale.  

Ils obtiennent gain de cause devant la Cour d’appel au motif que : 

        – L’accord collectif n’interdit pas expressément l’insertion de liens vers des sites internet externes ; 

        – La clause imposant un renvoi vers l’intranet a seulement pour objet d’éviter l’envoi de courriels syndicaux trop volumineux ; 

        – Aucune stipulation conventionnelle n’interdit l’insertion d’images dans les messages syndicaux ; 

        – L’image litigieuse constitue une simple carte humoristique de bonne année, et non un tract syndical. 

L’employeur se pourvoit en cassation.  

Quelle est la solution dégagée par la Cour de Cassation ?

La Cour de cassation casse l’arrêt de la Cour d’appel dans toutes ses dispositions en rappelant la méthode applicable à l’interprétation des accords collectifs qui doivent être interprétés « comme la loi », à savoir :  

        – En respectant la lettre du texte ;  

        – Ensuite en tenant compte, le cas échéant, des dispositions légales poursuivant le même objet ;  

        – Enfin, en dernier recours, en recherchant l’objectif social poursuivi par le texte.  

En l’espèce, la Cour de cassation relève en premier lieu que l’accord collectif prévoit que les courriels syndicaux « doivent, pour le détail, renvoyer à une ou plusieurs page(s) intranet (liens) », ce qui implique nécessairement que les liens contenus dans les messages syndicaux doivent être exclusivement des liens intranet et que les liens externes sont exclus par principe, peu important l’absence d’interdiction expresse des sites internet externes ou des plateformes de partage de vidéos.  

Le syndicat avait donc méconnu les règles conventionnelles en adressant aux salariés un courriel contenant un lien YouTube. 

En outre, la Cour relève que l’accord collectif interdit l’« envoi direct de tracts » et impose que le détail de la communication soit accessible par renvoi vers l’intranet. 

La Chambre sociale rejette ainsi l’analyse de la Cour d’appel selon laquelle aucune disposition conventionnelle n’interdisait explicitement les images, et selon laquelle la carte de vœux litigieuse ne constituait pas un tract syndical et décide que les courriers électroniques syndicaux ne peuvent pas contenir d’images. 

Ainsi, pour la Cour, même une illustration humoristique pouvait être prohibée dès lors qu’elle était intégrée directement dans le corps du message électronique au lieu d’être hébergée sur les pages intranet auxquelles le courriel devait nécesssairement renvoyer. 

La Cour de cassation en déduit que le syndicat ayant violé à plusieurs reprises les restrictions prévues par l’accord, l’employeur pouvait mettre en œuvre les sanctions prévues conventionnellement en cas de méconnaissance des règles d’utilisation de la messagerie syndicale. 

Elle casse en conséquence l’arrêt d’appel ayant annulé les mesures prises à l’encontre du syndicat. 

En outre, le syndicat est débouté de sa demande de dommages-intérêts pour discrimination syndicale et atteinte à la liberté syndicale. 

Nathalie Audier, juriste
Nathalie AUDIER

Juriste

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hommes/Femmes

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Indicateur d’écart de rémunération entre les femmes et les hommes : NC

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Poignée homme femme

Thibault saint olive

Directeur Administratif et Financier

Thibault Saint Olive est diplômé de l’Institut Supérieur de Gestion (ISG). Il débute sa carrière en tant que Contrôleur de gestion à la Banque Populaire, avant d’intégrer Mazars en 2010 au poste de Manager Audit financier, spécialisé dans le secteur des Assurances. Il devient 6 ans plus tard Directeur Admnistratif et Financier de Linxea, avant de rejoindre Wakam (ex-La Parisienne) en tant que Head of Finance. Il est depuis janvier 2022, le Directeur Administratif et Financier de Solucia Protection Juridique. Thibault a la charge du contrôle de la rentabilité et de la solvabilité de l’entreprise, du pilotage des flux financiers et de la gestion des fonds.

anne davillé

Directrice Marketing & Experience Client

Anne Davillé a obtenu un Master de commerce à Audencia. Elle débute sa carrière chez Carat en tant que responsable clients, puis intègre Havas Media en 2005 en tant que Directrice de clientèle. Elle rejoint Generali en 2008 où elle occupe différents postes, notamment celui de Manager marketing digital, chef de projet relation client ou Head of Client relationship management chez Global Corporate & Commercial. Elle est depuis octobre 2021 Directrice Marketing & Expérience client chez Solucia Protection Juridique. Elle est à ce titre, responsable du développement des leviers digitaux et des offres au service des clients et des partenaires, ainsi que de la plateforme de la marque.

emmanuelle thiesson

Directrice de Développement

Emmanuelle Thiesson a obtenu un diplôme en Economie rurale à l’Université de Montpellier. Elle débute sa carrière d’assureur chez Assurinco en tant que Responsable Grands Comptes, puis intègre Mapfre, en tant que Directrice commerciale du pôle Travel, puis Directrice du support client. C’est en 2018 qu’elle devient Innovative partnerships affinity insurance chez Wakam (ex-La Parisienne). Elle a rejoint en février 2022 Solucia Protection Juridique au poste de Directrice du Développement et est, à ce titre, responsable de la stratégie de croissance.

thomas gontard

Directeur Indemnisations et Services

Thomas Gontard a obtenu un DEA en droit fiscal à l’Université de Panthéon- Sorbonne. Il débute sa carrière chez Synerfil en tant que Directeur des centres d’appel, avant de rejoindre Apria, puis Assor France en tant que Responsable des services client. Il rejoint Solucia Protection Juridique en 2015 en tant que Responsable du service Renseignement Juridique. Il est depuis 2019 Directeur de l’Indemnisation et des Services. Il pilote la qualité des prestations délivrées par l’équipe des juristes.

Cécile Tardieu

Directrice Générale

Cécile Tardieu est diplômée de l’Ecole des Mines de Nancy et de l’ENSAE (1996). Elle débute chez Axa où elle exerce les fonctions d’actuaire à l’international puis de souscriptrice grands comptes affinitaires. En 2002, elle intègre le groupe Generali au sein duquel elle occupe diverses fonctions notamment celle de responsable du marketing produits, responsable du développement des offres affinitaires et de Directrice marketing et relation client au sein de l’entité Global Corporate & Commercial. Elle intègre Wakam (ex-La Parisienne) en 2016, en tant que Directrice des Partenariats, avant de rejoindre Solucia Protection Juridique en février 2020 au poste de Directrice de la Transformation, de l’Audit interne et des nouveaux marchés. Elle est depuis juillet 2021 Directrice Générale de l’assureur.

LAURENT SENGIER

Président du directoire

Laurent Sengier, a obtenu un diplôme d’expert en Management Financier à l’ESG. Il débute sa carrière en tant que Directeur Administratif et Financier au Groupe ICIRS (Retraite, Prévoyance, Santé), avant de rejoindre La Tutélaire en 2010. Il devient Directeur Financier Opérationnel de Chorum en 2013, et rejoint Solucia Protection Juridique, en tant que Directeur Administratif et Financier en 2018. Il prendra la Direction Générale de l’assureur en 2020, puis sa Présidence en juillet 2021.