J'ai le DROIT de savoir !

Actualités de janvier 2026

Congés payés pendant arrêt maladie

décompte du plafond de 24 jours ouvrables

Pour rappel, depuis la loi du 22 avril 2024, l’article L. 3141-5, 7° du code du travail sont considérées comme périodes de travail effectif pour la détermination de la durée du congé les périodes pendant lesquelles l’exécution du contrat de travail est suspendue pour cause d’arrêt de travail lié à un accident ou une maladie n’ayant pas un caractère professionnel.

L’article L. 3141-5-1 du code du travail prévoit pour l’arrêt maladie professionnel que le salarié acquiert 2 jours ouvrables de congés payés par mois d’absence, dans la limite de 24 jours ouvrables par période de référence d’acquisition.

L’article 37 de la loi prévoit que ces dispositions sont applicables pour la période courant du 1er décembre 2009 au 23 avril 2024 mais que les congés acquis au titre d’un arrêt maladie ayant eu lieu pendant cette période transitoire ne peuvent, pour chaque période de référence d’acquisition, excéder le plafond de 24 jours ouvrables de congé après prise en compte des congés déjà acquis pour la même période.

LES FAITS AYANT DONNEES LIEU AU LITIGE :

Dans cette affaire, une salariée avait fait l’objet de trois arrêts maladie d’origine non professionnelle : du 5 au 8 janvier 2022, du 15 au 19 février 2022 et du 24 mars 2022 au 20 janvier 2023 (10 mois) suivi d’un congé de maternité.

Elle a démissionné le 8 septembre 2023 (avec une prise d’effet le 29 septembre 2023) et a saisi, par la suite, en référé, le conseil de prud’hommes d’une demande de rappel d’indemnités de congés payés au titre de ses arrêts maladie, en application de la loi du 22 avril 2024.

Dans cette entreprise, les congés payés étaient décomptés en jours ouvrés (20 jours ouvrés = 24 jours ouvrables).

Le juge du font fait droit à la demande de la salariée et condamne l’employeur à verser un reliquat au titre des congés payés sans distinguer les différentes périodes de référence d’acquisition pour calculer les droits à congé de la salariée au titre de l’arrêt maladie. Il a calculé le droit à congés sur les 10 mois d’arrêt maladie entre le 24 mars 2022 et le 20 janvier 2023 et a repris le mode de calcul de la salariée soit 1,666 jours de congés par mois au titre de cet arrêt maladie.

L’employeur se pourvoit en cassation et soutient que la salariée disposait déjà de 12 jours de congés payés à prendre en 2023 (6 jours acquis en 2021 et reportés + 6 jours acquis 2022) et que ceux-ci lui avaient été payés avec son salaire de septembre 2023. Par conséquent, selon lui, la salariée ne pouvait prétendre, au titre de l’application rétroactive de la loi du 22 avril 2024, qu’à 8 jours ouvrés de congés supplémentaires (20 jours ouvrés – 12) pour atteindre le plafond des 4 semaines de congés payés en 2023.

L’employeur considère donc que le plafond de 4 semaines de congés payés prévu par la loi devait être calculé, sur une période de référence donnée, après déduction des jours de congés acquis au titre de périodes de référence antérieures et reportés car non pris.

La question était donc de savoir si le plafond de 24 jours englobe l’ensemble de la période de temps allant du 1er décembre 2009 au 23 avril 2024, obligeant l’employeur à déduire de la dernière période de référence l’ensemble des congés payés antérieurement acquis, ou bien s’il s’applique à chaque période de référence située dans ce laps de temps.

SOLUTION DEGAGEE PAR LA COUR DE CASSATION :

La Cour de cassation casse l’ordonnance de référé.

Elle rejette l’interprétation de l’employeur.

Elle rappelle que l’article L. 3141-5-1 du code du travail et l’article 37, II de la loi du 22 avril 2024 indiquent que le plafond de 24 jours ouvrables s’applique par période d’acquisition.

Elle en conclu que ne sont pas pris en compte, pour le calcul des 24 jours ouvrables dont bénéficie le salarié absent pour cause de maladie pendant la période de référence, les congés payés acquis antérieurement à cette période de référence et reportés faute d’avoir été exercés pendant la période de prise.

Autrement dit, pour apprécier le plafond de 24 jours ouvrables, il n’y a pas lieu de tenir compte des congés payés acquis au titre de périodes antérieures et qui ont été reportés.

Cette règle est aussi applicable pour la période rétroactive du 1er décembre 2009 au 23 avril 2024.

Laurent pasqualini

Juriste

Nos dernières actus

CSE - News express et chiffres clés - janvier 2026
Découvrez toutes les news juridiques des CSE du mois...
Lire la suite
Elections professionnelles
L’employeur qui manque à son obligation d’organiser...
Lire la suite
Absence pour maladie professionnelle
L'employeur informé de l'arrêt de travail d'origine...
Lire la suite

index égalité
hommes/Femmes

chez Solucia SPJ

95 / 100 : c’est la note obtenue par l’UES pour l’index égalité professionnelle femmes – hommes pour 2024

Indicateur d’écart de rémunération entre les femmes et les hommes : 36/40

Indicateur d’écart de taux d’augmentations entre les femmes et les hommes : 35/35

Indicateur de pourcentage de salariées augmentées dans l’année suivant leur retour de congé maternité : N/A

Indicateur du nombre de salariés du sexe sous-représenté parmi les 10 plus hautes rémunérations : 10/10

Poignée homme femme

Thibault saint olive

Directeur Administratif et Financier

Thibault Saint Olive est diplômé de l’Institut Supérieur de Gestion (ISG). Il débute sa carrière en tant que Contrôleur de gestion à la Banque Populaire, avant d’intégrer Mazars en 2010 au poste de Manager Audit financier, spécialisé dans le secteur des Assurances. Il devient 6 ans plus tard Directeur Admnistratif et Financier de Linxea, avant de rejoindre Wakam (ex-La Parisienne) en tant que Head of Finance. Il est depuis janvier 2022, le Directeur Administratif et Financier de Solucia Protection Juridique. Thibault a la charge du contrôle de la rentabilité et de la solvabilité de l’entreprise, du pilotage des flux financiers et de la gestion des fonds.

anne davillé

Directrice Marketing & Experience Client

Anne Davillé a obtenu un Master de commerce à Audencia. Elle débute sa carrière chez Carat en tant que responsable clients, puis intègre Havas Media en 2005 en tant que Directrice de clientèle. Elle rejoint Generali en 2008 où elle occupe différents postes, notamment celui de Manager marketing digital, chef de projet relation client ou Head of Client relationship management chez Global Corporate & Commercial. Elle est depuis octobre 2021 Directrice Marketing & Expérience client chez Solucia Protection Juridique. Elle est à ce titre, responsable du développement des leviers digitaux et des offres au service des clients et des partenaires, ainsi que de la plateforme de la marque.

emmanuelle thiesson

Directrice de Développement

Emmanuelle Thiesson a obtenu un diplôme en Economie rurale à l’Université de Montpellier. Elle débute sa carrière d’assureur chez Assurinco en tant que Responsable Grands Comptes, puis intègre Mapfre, en tant que Directrice commerciale du pôle Travel, puis Directrice du support client. C’est en 2018 qu’elle devient Innovative partnerships affinity insurance chez Wakam (ex-La Parisienne). Elle a rejoint en février 2022 Solucia Protection Juridique au poste de Directrice du Développement et est, à ce titre, responsable de la stratégie de croissance.

thomas gontard

Directeur Indemnisations et Services

Thomas Gontard a obtenu un DEA en droit fiscal à l’Université de Panthéon- Sorbonne. Il débute sa carrière chez Synerfil en tant que Directeur des centres d’appel, avant de rejoindre Apria, puis Assor France en tant que Responsable des services client. Il rejoint Solucia Protection Juridique en 2015 en tant que Responsable du service Renseignement Juridique. Il est depuis 2019 Directeur de l’Indemnisation et des Services. Il pilote la qualité des prestations délivrées par l’équipe des juristes.

Cécile Tardieu

Directrice Générale

Cécile Tardieu est diplômée de l’Ecole des Mines de Nancy et de l’ENSAE (1996). Elle débute chez Axa où elle exerce les fonctions d’actuaire à l’international puis de souscriptrice grands comptes affinitaires. En 2002, elle intègre le groupe Generali au sein duquel elle occupe diverses fonctions notamment celle de responsable du marketing produits, responsable du développement des offres affinitaires et de Directrice marketing et relation client au sein de l’entité Global Corporate & Commercial. Elle intègre Wakam (ex-La Parisienne) en 2016, en tant que Directrice des Partenariats, avant de rejoindre Solucia Protection Juridique en février 2020 au poste de Directrice de la Transformation, de l’Audit interne et des nouveaux marchés. Elle est depuis juillet 2021 Directrice Générale de l’assureur.

LAURENT SENGIER

Président du directoire

Laurent Sengier, a obtenu un diplôme d’expert en Management Financier à l’ESG. Il débute sa carrière en tant que Directeur Administratif et Financier au Groupe ICIRS (Retraite, Prévoyance, Santé), avant de rejoindre La Tutélaire en 2010. Il devient Directeur Financier Opérationnel de Chorum en 2013, et rejoint Solucia Protection Juridique, en tant que Directeur Administratif et Financier en 2018. Il prendra la Direction Générale de l’assureur en 2020, puis sa Présidence en juillet 2021.