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Actualités de mars 2026

RUPTURE PéRIODE D’ESSAI SALARIéE ENCEINTE

L’employeur doit prouver l’absence de lien avec son état de grossesse

Pour rappel, l’employeur est libre de mettre fin à un contrat de travail pendant une période d’essai. Toutefois, en application de l’article L. 1225-1 du code du travail, la salariée bénéficie d’une protection interdisant de prendre en compte son état de grossesse dans la rupture de sa période d’essai.

En cas de litige, si l’employeur était au courant de la grossesse de la salariée, il devra alors communiquer au juge tous les éléments de nature à justifier sa décision et lorsqu’un doute subsiste, il profitera alors à la salariée enceinte (c. trav. art. L. 1225-3).

Les faits ayant donnés lieu au litige :

Dans cette affaire, le 3 juillet 2017, une salariée est embauchée avec une période d’essai de quatre mois, renouvelable une fois pour une durée maximale de deux mois.

Par lettre du 27 octobre 2017, la salariée est informée du renouvellement de sa période d’essai jusqu’au 23 janvier 2018 inclus, compte tenu de la prise en considération d’une période de congés.

Le 28 novembre 2017, la salariée déclare à son employeur son état de grossesse.

Le 16 janvier 2018, l’employeur rompt la période d’essai.

La salariée saisit le Conseil de prud’homme estimant avoir été victime d’une discrimination en raison de son état de grossesse.

Les juges du fond n’ont pas fait droit aux demandes de la salariée estimant que l’employeur n’avait pas à justifier des raisons pour lesquelles il avait mis fin à la période d’essai et que la salariée n’établissait aucun élément de fait laissant supposer l’existence d’une discrimination directe ou indirecte.

La cour d’appel a fait application du régime probatoire de droit commun de la discrimination prévu par l’article L. 1134-1 du code du travail, selon lequel il appartient au salarié de présenter des éléments de fait laissant supposer

l’existence d’une discrimination, à charge ensuite pour l’employeur de démontrer que sa décision repose sur des éléments objectifs étrangers à tout motif prohibé.

La salariée se pourvoit en cassation.

Solution dégagée par la cour de cassation :

La Cour de cassation casse l’arrêt de la cour d’appel.

Pour la Cour, la salariée n’avait pas à rapporter des éléments de preuve de la discrimination dont elle était victime.

En effet, en application du régime protecteur spécifique de la femme enceinte, lorsque la rupture de la période d’essai à l’initiative de l’employeur intervient après qu’il a été informé de l’état de grossesse de la salariée, il lui appartient d’établir que sa décision est justifiée par des éléments sans lien avec l’état de grossesse (c. trav. art. L. 1225-3).

En statuant comme ils l’ont fait, les juges d’appel ont donc inversé la charge de la preuve dès lors qu’il ressortait des faits que l’employeur avait bien été informé de l’état de la salariée avant la rupture de sa période d’essai.

L’employeur qui souhaite rompre la période d’essai d’une salariée alors qu’il a connaissance de son état de grossesse a donc tout intérêt de disposer d’éléments concrets pour justifier les raisons de cette rupture pour éviter que celle-ci soit jugée discriminatoire.

Laurent PASQUALINI

Juriste

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index égalité
hommes/Femmes

chez Solucia SPJ

NC : c’est la note obtenue par l’UES pour l’index égalité professionnelle femmes – hommes pour 2025

Indicateur d’écart de rémunération entre les femmes et les hommes : NC

Indicateur d’écart de taux d’augmentations entre les femmes et les hommes : 35/35

Indicateur de pourcentage de salariées augmentées dans l’année suivant leur retour de congé maternité : 15/15

Indicateur du nombre de salariés du sexe sous-représenté parmi les 10 plus hautes rémunérations : 10/10

Poignée homme femme

Thibault saint olive

Directeur Administratif et Financier

Thibault Saint Olive est diplômé de l’Institut Supérieur de Gestion (ISG). Il débute sa carrière en tant que Contrôleur de gestion à la Banque Populaire, avant d’intégrer Mazars en 2010 au poste de Manager Audit financier, spécialisé dans le secteur des Assurances. Il devient 6 ans plus tard Directeur Admnistratif et Financier de Linxea, avant de rejoindre Wakam (ex-La Parisienne) en tant que Head of Finance. Il est depuis janvier 2022, le Directeur Administratif et Financier de Solucia Protection Juridique. Thibault a la charge du contrôle de la rentabilité et de la solvabilité de l’entreprise, du pilotage des flux financiers et de la gestion des fonds.

anne davillé

Directrice Marketing & Experience Client

Anne Davillé a obtenu un Master de commerce à Audencia. Elle débute sa carrière chez Carat en tant que responsable clients, puis intègre Havas Media en 2005 en tant que Directrice de clientèle. Elle rejoint Generali en 2008 où elle occupe différents postes, notamment celui de Manager marketing digital, chef de projet relation client ou Head of Client relationship management chez Global Corporate & Commercial. Elle est depuis octobre 2021 Directrice Marketing & Expérience client chez Solucia Protection Juridique. Elle est à ce titre, responsable du développement des leviers digitaux et des offres au service des clients et des partenaires, ainsi que de la plateforme de la marque.

emmanuelle thiesson

Directrice de Développement

Emmanuelle Thiesson a obtenu un diplôme en Economie rurale à l’Université de Montpellier. Elle débute sa carrière d’assureur chez Assurinco en tant que Responsable Grands Comptes, puis intègre Mapfre, en tant que Directrice commerciale du pôle Travel, puis Directrice du support client. C’est en 2018 qu’elle devient Innovative partnerships affinity insurance chez Wakam (ex-La Parisienne). Elle a rejoint en février 2022 Solucia Protection Juridique au poste de Directrice du Développement et est, à ce titre, responsable de la stratégie de croissance.

thomas gontard

Directeur Indemnisations et Services

Thomas Gontard a obtenu un DEA en droit fiscal à l’Université de Panthéon- Sorbonne. Il débute sa carrière chez Synerfil en tant que Directeur des centres d’appel, avant de rejoindre Apria, puis Assor France en tant que Responsable des services client. Il rejoint Solucia Protection Juridique en 2015 en tant que Responsable du service Renseignement Juridique. Il est depuis 2019 Directeur de l’Indemnisation et des Services. Il pilote la qualité des prestations délivrées par l’équipe des juristes.

Cécile Tardieu

Directrice Générale

Cécile Tardieu est diplômée de l’Ecole des Mines de Nancy et de l’ENSAE (1996). Elle débute chez Axa où elle exerce les fonctions d’actuaire à l’international puis de souscriptrice grands comptes affinitaires. En 2002, elle intègre le groupe Generali au sein duquel elle occupe diverses fonctions notamment celle de responsable du marketing produits, responsable du développement des offres affinitaires et de Directrice marketing et relation client au sein de l’entité Global Corporate & Commercial. Elle intègre Wakam (ex-La Parisienne) en 2016, en tant que Directrice des Partenariats, avant de rejoindre Solucia Protection Juridique en février 2020 au poste de Directrice de la Transformation, de l’Audit interne et des nouveaux marchés. Elle est depuis juillet 2021 Directrice Générale de l’assureur.

LAURENT SENGIER

Président du directoire

Laurent Sengier, a obtenu un diplôme d’expert en Management Financier à l’ESG. Il débute sa carrière en tant que Directeur Administratif et Financier au Groupe ICIRS (Retraite, Prévoyance, Santé), avant de rejoindre La Tutélaire en 2010. Il devient Directeur Financier Opérationnel de Chorum en 2013, et rejoint Solucia Protection Juridique, en tant que Directeur Administratif et Financier en 2018. Il prendra la Direction Générale de l’assureur en 2020, puis sa Présidence en juillet 2021.