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Actualités de février 2025

Liberté d'expression du salarié

Nullité du licenciement en cas d'atteinte disproprotionnée

Cass. Soc., 28 janvier 2026

Rappel des règles applicables

La liberté d’expression du salarié est une liberté fondamentale protégée par les articles 11 de la Déclaration des droits de l’Homme, 10 de la Convention européenne des droits de l’Homme et L. 1121-1 du Code du travail.

Depuis un revirement de jurisprudence du 14 janvier 2026, lorsqu’un salarié soutient qu’une sanction ou un licenciement porte atteinte à l’exercice de son droit à la liberté d’expression, le juge doit mettre en balance ce droit avec celui de l’employeur à la protection de ses intérêts (Cass. Soc. 14 janvier 2026, n° 23-19.947 ; n° 24-13.778 ; n° 24-19.583).

Avant ce revirement, la Cour de cassation considérait que seul l’abus du salarié dans l’exercice de sa liberté d’expression (caractérisé par l’usage de propos injurieux, diffamatoires ou excessifs) permettait à l’employeur de prononcer une sanction disciplinaire.

Le juge doit désormais apprécier la nécessité de la mesure prise par l’employeur au regard du but poursuivi, son adéquation et son caractère proportionné à cet objectif, en prenant en considération :

  • la teneur des propos litigieux ;
  • le contexte dans lequel ils ont été prononcés ou écrits ;
  • leur portée et leur impact au sein de l’entreprise ;
  • ainsi que les conséquences négatives causées à l’employeur.

 

En fonction de ces différents critères, le juge apprécie si la sanction infligée était nécessaire et proportionnée au but poursuivi.

Et si tel n’est pas le cas, s’agissant d’un licenciement, celui-ci est nul car il porte atteinte à une liberté fondamentale constitutionnellement garantie.

Quels étaient les faits ayant donné lieu au litige ?

Une salariée employée en qualité d’assistante comptable et administrative par une société d’ingénierie financière et fiscale est licenciée pour faute grave pour abus de sa liberté d’expression, à la suite de l’envoi d’un courriel à son employeur.

Les propos tenus par la salariée dans son courriel sont les suivants :

  • « Il semblerait que nos morales soient opposées, mais je pense désormais que vous méritez d’être connu et reconnu, je m’efforcerai donc dorénavant à participer à vous faire connaître tel que vous êtes réellement » ;

 

  • « Mon honnêteté n’est pas à vendre contre votre salaire confortable. Mon respect pour autrui me rend incompatible avec vos méthodes de business frauduleuses » ;

 

  • « Plus jamais je ne cautionnerai dans le cadre de mon travail, des actes ne répondant pas à leurs obligations ou réglementations, en tant que citoyenne Française, c’est mon devoir. Je ne supporte pas la tromperie et l’abus de confiance, c’est pourquoi, je me rapprocherai des organismes compétents en cas de doute sur tout investissement proposé à nos clients ».

 

Selon les termes de la lettre de licenciement, l’employeur lui reproche d’avoir dénigré l’entreprise en insinuant à tort qu’elle recourrait à des pratiques professionnelles illicites ou frauduleuses, d’avoir tenu des propos diffamatoires et insultants à l’encontre de l’entreprise, d’avoir personnellement dénigré son dirigeant en mettant en cause son honnêteté professionnelle, d’avoir menacé de nuire à sa réputation professionnelle et de lui imputer à tort des faits de harcèlement moral et de harcèlement sexuel.

La salariée saisit la justice pour demander la nullité de son licenciement et la Cour d’appel lui donne raison, considérant qu’elle n’a pas excédé sa liberté d’expression.

Quelle est la solution dégagée par la Cour de Cassation ?

La Cour de cassation valide l’arrêt de la Cour d’appel en constatant que les juges du fond ont pris soin :

  • D’analyser la teneur des propos de la salariée en retenant qu’il s’agissait de termes directs qui témoignaient de sa volonté de définir clairement ses fonctions d’assistante administrative et comptable, pour les exercer dans le respect de la législation en vigueur, ce qui ne pouvait lui être reproché ;

 

  • De prendre en compte le contexte, en retenant qu’au regard de l’objet de la société, consistant à réaliser des opérations d’ingénierie financière et fiscale exigeant une grande technicité, et des compétences professionnelles de la salariée insuffisantes pour maîtriser les opérations de défiscalisation, il était justifié qu’elle s’interroge sur ce qui lui était demandé d’effectuer.

 

  • Enfin, la cour d’appel a mis en évidence l’absence de portée et d’impact dans l’entreprise du courriel litigieux et de conséquences négatives pour l’employeur puisque, bien que directs, fermes et clairs, les propos du courriel :
    • n’étaient pas diffamatoires, insultants, injurieux ou irrespectueux ;
    • ne constituaient pas des menaces de nuire tant à la société qu’à l’employeur ;
    • mais traduisaient seulement une volonté de la salariée de s’assurer ne pas se rendre complice d’opérations comptables qui pourraient être constitutives de fraudes fiscales.

 

La Cour de cassation confirme que le licenciement pour faute grave prononcé portait une atteinte disproportionnée à la liberté d’expression de la salariée et devait donc être annulé.

Nathalie Audier, juriste
Nathalie AUDIER

Juriste

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index égalité
hommes/Femmes

chez Solucia SPJ

NC : c’est la note obtenue par l’UES pour l’index égalité professionnelle femmes – hommes pour 2025

Indicateur d’écart de rémunération entre les femmes et les hommes : NC

Indicateur d’écart de taux d’augmentations entre les femmes et les hommes : 35/35

Indicateur de pourcentage de salariées augmentées dans l’année suivant leur retour de congé maternité : 15/15

Indicateur du nombre de salariés du sexe sous-représenté parmi les 10 plus hautes rémunérations : 10/10

Poignée homme femme

Thibault saint olive

Directeur Administratif et Financier

Thibault Saint Olive est diplômé de l’Institut Supérieur de Gestion (ISG). Il débute sa carrière en tant que Contrôleur de gestion à la Banque Populaire, avant d’intégrer Mazars en 2010 au poste de Manager Audit financier, spécialisé dans le secteur des Assurances. Il devient 6 ans plus tard Directeur Admnistratif et Financier de Linxea, avant de rejoindre Wakam (ex-La Parisienne) en tant que Head of Finance. Il est depuis janvier 2022, le Directeur Administratif et Financier de Solucia Protection Juridique. Thibault a la charge du contrôle de la rentabilité et de la solvabilité de l’entreprise, du pilotage des flux financiers et de la gestion des fonds.

anne davillé

Directrice Marketing & Experience Client

Anne Davillé a obtenu un Master de commerce à Audencia. Elle débute sa carrière chez Carat en tant que responsable clients, puis intègre Havas Media en 2005 en tant que Directrice de clientèle. Elle rejoint Generali en 2008 où elle occupe différents postes, notamment celui de Manager marketing digital, chef de projet relation client ou Head of Client relationship management chez Global Corporate & Commercial. Elle est depuis octobre 2021 Directrice Marketing & Expérience client chez Solucia Protection Juridique. Elle est à ce titre, responsable du développement des leviers digitaux et des offres au service des clients et des partenaires, ainsi que de la plateforme de la marque.

emmanuelle thiesson

Directrice de Développement

Emmanuelle Thiesson a obtenu un diplôme en Economie rurale à l’Université de Montpellier. Elle débute sa carrière d’assureur chez Assurinco en tant que Responsable Grands Comptes, puis intègre Mapfre, en tant que Directrice commerciale du pôle Travel, puis Directrice du support client. C’est en 2018 qu’elle devient Innovative partnerships affinity insurance chez Wakam (ex-La Parisienne). Elle a rejoint en février 2022 Solucia Protection Juridique au poste de Directrice du Développement et est, à ce titre, responsable de la stratégie de croissance.

thomas gontard

Directeur Indemnisations et Services

Thomas Gontard a obtenu un DEA en droit fiscal à l’Université de Panthéon- Sorbonne. Il débute sa carrière chez Synerfil en tant que Directeur des centres d’appel, avant de rejoindre Apria, puis Assor France en tant que Responsable des services client. Il rejoint Solucia Protection Juridique en 2015 en tant que Responsable du service Renseignement Juridique. Il est depuis 2019 Directeur de l’Indemnisation et des Services. Il pilote la qualité des prestations délivrées par l’équipe des juristes.

Cécile Tardieu

Directrice Générale

Cécile Tardieu est diplômée de l’Ecole des Mines de Nancy et de l’ENSAE (1996). Elle débute chez Axa où elle exerce les fonctions d’actuaire à l’international puis de souscriptrice grands comptes affinitaires. En 2002, elle intègre le groupe Generali au sein duquel elle occupe diverses fonctions notamment celle de responsable du marketing produits, responsable du développement des offres affinitaires et de Directrice marketing et relation client au sein de l’entité Global Corporate & Commercial. Elle intègre Wakam (ex-La Parisienne) en 2016, en tant que Directrice des Partenariats, avant de rejoindre Solucia Protection Juridique en février 2020 au poste de Directrice de la Transformation, de l’Audit interne et des nouveaux marchés. Elle est depuis juillet 2021 Directrice Générale de l’assureur.

LAURENT SENGIER

Président du directoire

Laurent Sengier, a obtenu un diplôme d’expert en Management Financier à l’ESG. Il débute sa carrière en tant que Directeur Administratif et Financier au Groupe ICIRS (Retraite, Prévoyance, Santé), avant de rejoindre La Tutélaire en 2010. Il devient Directeur Financier Opérationnel de Chorum en 2013, et rejoint Solucia Protection Juridique, en tant que Directeur Administratif et Financier en 2018. Il prendra la Direction Générale de l’assureur en 2020, puis sa Présidence en juillet 2021.