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Actualités de février 2025

Entretien de parcours professionnel

publication d'un questions-réponses

ENTRETIEN PARCOURS PROFESSIONNEL

Face aux nombreuses interrogations suscitées par la loi du 24 octobre 2025 qui a mis en place le nouvel entretien de parcours professionnel qui remplace l’entretien professionnel, le ministère du Travail apporte des éléments de réponse dans un questions-réponses mis en ligne le 13 février.

Pour rappel, le nouvel entretien de parcours professionnel doit être organisé :

– Au cours de la première année du salarié

– Puis tous les 4 ans dans la même entreprise

– Tous les 8 ans, l’entretien doit permettre de dresser un état des lieux récapitulatif

Il doit également être organisé au retour de certains congés (maternité, parental….) si le salarié n’en a pas bénéficié au cours des 12 mois précédant sa reprise d’activité.

Il doit enfin être organisé dans les 2 mois après la visite médicale de mi-carrière et dans les 2 ans précédant les 60 ans du salarié.

  • Ancienneté du salarié

Le ministère du travail précise que les notions de présence dans l’entreprise et d’ancienneté pour apprécier les différents délais (1 an, 4 ans, 8 ans) impliquent que les périodes de suspension du contrat de travail non assimilées à du temps de travail effectif (congé sabbatique, congé sans solde, congé de présence parentale…) ne sont pas prises en compte dans le calcul de ces délais.

En outre, la notion d’année d’ancienneté s’analyse en années révolues. Ainsi, l’entretien d’état des lieux qui se tient tous les 8 ans doit être « réalisé avant que le salarié n’atteigne les neuf ans d’ancienneté ».

Par ailleurs, en cas de transfert légal d’entreprise, l’ancienneté étant conservée, le nouvel employeur devra reprendre le cycle d’entretiens en se substituant à l’ancien. Dans les autres hypothèses de transfert, le changement d’employeur interrompra le cycle d’entretiens, sauf clause conventionnelle ou contractuelle de reprise d’ancienneté.

  • Nouvelle périodicité des entretiens

Le ministère du travail précise que la transition entre l’ancien rythme de passage des entretiens (tous les 2 ans, avec un bilan à 6 ans) et le nouveau (tous les 4 ans, avec un bilan à 8 ans) est encadré par l’article 2222 du Code civil.

Le nouveau délai plus long prend sa course depuis le même point de départ que l’ancien. Pour les salariés en poste au moment de l’entrée en vigueur de la loi, les délais non expirés au 26 octobre 2025 sont allongés à due proportion de la nouvelle durée restant à courir.

Ainsi, si le délai de deux ans n’était pas expiré au 26 octobre 2025, le nouveau délai de 4 ans doit être décompté à partir du dernier entretien réalisé et celui de 6 ans est prolongé de deux ans.

Il est également précisé que si un accord collectif d’entreprise ou de branche vient modifier la périodicité des entretiens (dans la limite de 4 ans), il s’applique en principe pour l’ensemble du cycle d’entretiens en cours et pour les cycles d’entretiens suivants.

  • Obligations des entreprises couvertes par un accord collectif portant sur les anciens entretiens professionnels

Selon la loi, les entreprises ou les branches couvertes par un accord collectif portant sur les entretiens professionnels doivent engager une négociation en vue de leur révision, afin de les rendre conformes aux nouvelles dispositions légales.

Le ministère du travail précise que cette obligation n’est pas une obligation de résultat. Ce qui est obligatoire est d’engager la négociation.

En l’absence de négociation ou en cas d’échec de la négociation, il est précisé que les dispositions de l’accord prévoyant une périodicité des entretiens supérieures à 4 ans seront caduques au 1er octobre 2026. C’est alors le rythme légal d’un entretien tous les 4 ans qui s’appliquera.

En revanche, les accords qui prévoyaient une périodicité des entretiens inférieure à celle prévue par la nouvelle loi (tous les 2 ans par exemple) pourront continuer à s’appliquer après le 1er octobre 2026.

Le ministère du travail ajoute que seule la nouvelle périodicité entre chaque entretien est reportée au 1er octobre 2026 (sauf révision de l’accord pour le mettre en conformité de manière anticipée).

Ainsi, dans tous les cas, les entreprises doivent mettre en place depuis le 26 octobre 2025 :

– L’entretien au cours de la première année suivant l’embauche du salarié

– L’entretien dans les 2 mois suivant la visite médicale de mi-carrière

– L’entretien dans les 2 ans précédant le 60ème anniversaire du salarié.

De même, depuis le 26 octobre 2025, toutes les entreprises doivent appliquer le contenu du nouvel entretien de parcours professionnels.

Pour rappel, la loi a renforcé le contenu de l’entretien qui doit porter sur 5 sujets obligatoires :

– Situation et parcours professionnels, au regard des évolutions des métiers et des perspectives d’emploi dans l’entreprise

– Besoins de formation, liés à l’activité professionnelles actuelle, l’évolution de l’emploi au regard des transformations de l’entreprise ou un projet personnel

– Souhaits d’évolution professionnelle, avec la possibilité d’envisager une reconversion interne ou externe, un projet de transition professionnelle (CPF de transition), un bilan de compétence ou une VAE

– Activation par le salarié de son CPF, abondements de ce que compte que l’employeur peut financer, et conseil en évolution professionnelle.

  • Organisation des entretiens de parcours professionnel

Le ministère rappelle que la responsabilité de l’organisation de l’entretien incombe à l’employeur. Il est réalisé par un supérieur hiérarchique ou un représentant de la direction de l’entreprise et se déroule sur le temps de travail du salarié.

Il considère qu’en pratique, la personne qui réalise l’entretien dépend de la taille de l’entreprise :

– Dans les TPE : employeur lui-même le plus souvent

– Dans les autres entreprises, moyennes et grandes : managers de proximité ou RRH en lien avec les managers de proximité.

En outre, le ministère indique que rien ne s’appose à ce que les entretiens soient réalisées en visioconférence tant que sont respectées les exigences légales et notamment la rédaction d’un document dont une copie est remise au salarié.

Dans le cas d’un entretien qui n’a pas pu être effectivement réalisé du fait de l’absence du salarié malgré sa convocation, le ministère du travail renvoie au juge le soin « d’apprécier au cas d’espèce cet état de fait et ses conséquences ».

L’employeur devra donc pouvoir prouver que le non-respect de la périodicité n’est pas de son fait.

  • Conditions de mise en œuvre de l’abondement-sanction du CPF

Le compte personnel de formation (CPF) du salarié est abondé lorsque qu’il est constaté, au cours de l’état de lieux du parcours professionnel, que ce dernier n’a pas bénéficié des entretiens de parcours professionnels prévus et d’au moins une formation autre qu’une formation « obligatoire ».

Les conditions à remplir sont donc cumulatives.

Le ministère rappelle qu’est considérée comme obligatoire : « toute action de formation qui conditionne l’exercice d’une activité ou d’une fonction, en application d’une convention internationale ou de dispositions légales et règlementaires (…) ».

Seules les actions rendues obligatoires par un texte de référence tel que décrit dans cet article sont donc concernées.

A l’inverse, les autres actions du plan de développement des compétences qui seraient imposées par l’employeur ne sont pas considérées comme des formations obligatoires et permettent donc de remplir la condition tenant au bénéfice d’au moins une formation autre qu’une formation obligatoire.

Il n’y a pas de durée minimum exigée pour la réalisation de ces actions de formation qui peuvent également être réalisées en tout ou partie à distance ou en situation de travail.

Nathalie Audier, juriste
Nathalie AUDIER

Juriste

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index égalité
hommes/Femmes

chez Solucia SPJ

NC : c’est la note obtenue par l’UES pour l’index égalité professionnelle femmes – hommes pour 2025

Indicateur d’écart de rémunération entre les femmes et les hommes : NC

Indicateur d’écart de taux d’augmentations entre les femmes et les hommes : 35/35

Indicateur de pourcentage de salariées augmentées dans l’année suivant leur retour de congé maternité : 15/15

Indicateur du nombre de salariés du sexe sous-représenté parmi les 10 plus hautes rémunérations : 10/10

Poignée homme femme

Thibault saint olive

Directeur Administratif et Financier

Thibault Saint Olive est diplômé de l’Institut Supérieur de Gestion (ISG). Il débute sa carrière en tant que Contrôleur de gestion à la Banque Populaire, avant d’intégrer Mazars en 2010 au poste de Manager Audit financier, spécialisé dans le secteur des Assurances. Il devient 6 ans plus tard Directeur Admnistratif et Financier de Linxea, avant de rejoindre Wakam (ex-La Parisienne) en tant que Head of Finance. Il est depuis janvier 2022, le Directeur Administratif et Financier de Solucia Protection Juridique. Thibault a la charge du contrôle de la rentabilité et de la solvabilité de l’entreprise, du pilotage des flux financiers et de la gestion des fonds.

anne davillé

Directrice Marketing & Experience Client

Anne Davillé a obtenu un Master de commerce à Audencia. Elle débute sa carrière chez Carat en tant que responsable clients, puis intègre Havas Media en 2005 en tant que Directrice de clientèle. Elle rejoint Generali en 2008 où elle occupe différents postes, notamment celui de Manager marketing digital, chef de projet relation client ou Head of Client relationship management chez Global Corporate & Commercial. Elle est depuis octobre 2021 Directrice Marketing & Expérience client chez Solucia Protection Juridique. Elle est à ce titre, responsable du développement des leviers digitaux et des offres au service des clients et des partenaires, ainsi que de la plateforme de la marque.

emmanuelle thiesson

Directrice de Développement

Emmanuelle Thiesson a obtenu un diplôme en Economie rurale à l’Université de Montpellier. Elle débute sa carrière d’assureur chez Assurinco en tant que Responsable Grands Comptes, puis intègre Mapfre, en tant que Directrice commerciale du pôle Travel, puis Directrice du support client. C’est en 2018 qu’elle devient Innovative partnerships affinity insurance chez Wakam (ex-La Parisienne). Elle a rejoint en février 2022 Solucia Protection Juridique au poste de Directrice du Développement et est, à ce titre, responsable de la stratégie de croissance.

thomas gontard

Directeur Indemnisations et Services

Thomas Gontard a obtenu un DEA en droit fiscal à l’Université de Panthéon- Sorbonne. Il débute sa carrière chez Synerfil en tant que Directeur des centres d’appel, avant de rejoindre Apria, puis Assor France en tant que Responsable des services client. Il rejoint Solucia Protection Juridique en 2015 en tant que Responsable du service Renseignement Juridique. Il est depuis 2019 Directeur de l’Indemnisation et des Services. Il pilote la qualité des prestations délivrées par l’équipe des juristes.

Cécile Tardieu

Directrice Générale

Cécile Tardieu est diplômée de l’Ecole des Mines de Nancy et de l’ENSAE (1996). Elle débute chez Axa où elle exerce les fonctions d’actuaire à l’international puis de souscriptrice grands comptes affinitaires. En 2002, elle intègre le groupe Generali au sein duquel elle occupe diverses fonctions notamment celle de responsable du marketing produits, responsable du développement des offres affinitaires et de Directrice marketing et relation client au sein de l’entité Global Corporate & Commercial. Elle intègre Wakam (ex-La Parisienne) en 2016, en tant que Directrice des Partenariats, avant de rejoindre Solucia Protection Juridique en février 2020 au poste de Directrice de la Transformation, de l’Audit interne et des nouveaux marchés. Elle est depuis juillet 2021 Directrice Générale de l’assureur.

LAURENT SENGIER

Président du directoire

Laurent Sengier, a obtenu un diplôme d’expert en Management Financier à l’ESG. Il débute sa carrière en tant que Directeur Administratif et Financier au Groupe ICIRS (Retraite, Prévoyance, Santé), avant de rejoindre La Tutélaire en 2010. Il devient Directeur Financier Opérationnel de Chorum en 2013, et rejoint Solucia Protection Juridique, en tant que Directeur Administratif et Financier en 2018. Il prendra la Direction Générale de l’assureur en 2020, puis sa Présidence en juillet 2021.