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Actualités de décembre 2025

Enquête interne

droit d'accès des salariés à leurs données personnelles

Rappel des règles applicables

Le traitement des données personnelles n’est notamment licite que si le traitement est nécessaire au respect d’une obligation légale à laquelle le responsable du traitement est soumis ou s’il est nécessaire aux fins des intérêts légitimes poursuivis par le responsable du traitement (article 6 du RGPD).

En outre, la personne concernée a le droit d’obtenir du responsable du traitement la confirmation que des données à caractère personnel la concernant sont ou ne sont pas traitées et, lorsqu’elles le sont, l’accès auxdites données à caractère personnel (article 15 du RGPD).

De plus, selon le même article, lorsque les demandes d’une personne concernée sont manifestement infondées ou excessives, notamment en raison de leur caractère répétitif, le responsable du traitement peut refuser de donner suite à ces demandes. Il incombe au responsable du traitement de démontrer le caractère manifestement infondé ou excessif de la demande.

Enfin, la personne concernée a le droit de s’opposer à tout moment, pour des raisons tenant à sa situation particulière, à un traitement des données à caractère personnel la concernant. Le responsable du traitement ne traite plus les données à caractère personnel, à moins qu’il ne démontre qu’il existe des motifs légitimes et impérieux pour le traitement qui prévalent sur les intérêts et les droits et libertés de la personne concernée, ou pour la constatation, l’exercice ou la défense de droits en justice (article 21 du RGPD).

Quels étaient les faits ayant donné lieu au litige ?

Trois salariés sont impliqués dans le cadre d’une enquête interne ouverte par l’employeur à la suite de différents signalements les concernant ou dont ils sont l’auteur.

Ils font jouer leurs droits d’accès et d’opposition au traitement de leurs données personnelles, ce que refuse l’employeur qui considère que l’enquête interne est nécessaire au respect de son obligation légale d’assurer la santé et la sécurité des salariés et que le droit d’opposition n’est pas ouvert quand un traitement a pour fondement le respect d’une obligation légale.

Les salariés saisissent la CNIL au motif d’une violation du RGPD par l’employeur qui n’a pas motivé son refus de donner suite à l’exercice de leurs droits d’opposition et n’a pas répondu à leurs demandes d’accès à leurs données personnelles.

La CNIL prononce une mesure de rappel à ses obligations à l’encontre de l’employeur en raison de ses manquements au RGPD.

Selon elle, le traitement de données dans le cadre d’une enquête interne repose bien sur une base permettant l’exercice du droit d’opposition. L’employeur doit donc examiner la demande des salariés, et motiver son refus éventuel par des motifs légitimes et impérieux notamment pour la constatation, l’exercice ou la défense de droits en justice.

L’employeur saisit la justice en annulation pour excès de pouvoir de la décision de la CNIL.

Quelle est la solution dégagée par le Conseil d'Etat ?

Le Conseil d’Etat donne raison à la CNIL en ce qu’elle a considéré que l’employeur n’avait pas respecté le RGPD en refusant aux salariés impliqués dans l’enquête interne l’accès à leurs données.

Il valide la position de la CNIL selon laquelle l’employeur aurait dû adopter la démarche suivante :

  • L’employeur aurait pu opposer un refus aux salariés en faisant notamment état du caractère manifestement infondé ou excessif de leur demande ;
  • À défaut, il devait donner suite à la demande d’accès aux données personnelles des intéressés, si nécessaire en occultant les informations susceptibles de porter atteinte aux droits et libertés d’autrui (ex. : droits d’autres salariés).

Selon le Conseil d’Etat, la circonstance que des données d’un salarié fassent l’objet d’un traitement dans le cadre d’une enquête interne ne fait pas obstacle, par principe, à l’exercice du droit d’accès.

Il appartient donc à l’employeur qui entend refuser ce droit d’accès de démontrer le caractère manifestement infondé ou excessif de la demande, ou que les données ne sont plus conservées ou ont été effacées.

Le CE rejette donc la demande de l’employeur d’annulation de la décision de la CNIL.

A noter : Il ne s’agit en principe que d’un accès pour les salariés à leurs propres données personnelles, et pas au rapport d’enquête. En effet, le droit d’accès porte uniquement sur les données personnelles et non pas sur des documents. Toutefois, une copie d’extraits de documents ou de documents entiers doit être fournie quand cela est indispensable pour permettre à la personne concernée d’exercer effectivement ses autres droits, comme le droit de rectification.

Nathalie Audier, juriste
Nathalie AUDIER

Juriste

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index égalité
hommes/Femmes

chez Solucia SPJ

95 / 100 : c’est la note obtenue par l’UES pour l’index égalité professionnelle femmes – hommes pour 2024

Indicateur d’écart de rémunération entre les femmes et les hommes : 36/40

Indicateur d’écart de taux d’augmentations entre les femmes et les hommes : 35/35

Indicateur de pourcentage de salariées augmentées dans l’année suivant leur retour de congé maternité : N/A

Indicateur du nombre de salariés du sexe sous-représenté parmi les 10 plus hautes rémunérations : 10/10

Poignée homme femme

Thibault saint olive

Directeur Administratif et Financier

Thibault Saint Olive est diplômé de l’Institut Supérieur de Gestion (ISG). Il débute sa carrière en tant que Contrôleur de gestion à la Banque Populaire, avant d’intégrer Mazars en 2010 au poste de Manager Audit financier, spécialisé dans le secteur des Assurances. Il devient 6 ans plus tard Directeur Admnistratif et Financier de Linxea, avant de rejoindre Wakam (ex-La Parisienne) en tant que Head of Finance. Il est depuis janvier 2022, le Directeur Administratif et Financier de Solucia Protection Juridique. Thibault a la charge du contrôle de la rentabilité et de la solvabilité de l’entreprise, du pilotage des flux financiers et de la gestion des fonds.

anne davillé

Directrice Marketing & Experience Client

Anne Davillé a obtenu un Master de commerce à Audencia. Elle débute sa carrière chez Carat en tant que responsable clients, puis intègre Havas Media en 2005 en tant que Directrice de clientèle. Elle rejoint Generali en 2008 où elle occupe différents postes, notamment celui de Manager marketing digital, chef de projet relation client ou Head of Client relationship management chez Global Corporate & Commercial. Elle est depuis octobre 2021 Directrice Marketing & Expérience client chez Solucia Protection Juridique. Elle est à ce titre, responsable du développement des leviers digitaux et des offres au service des clients et des partenaires, ainsi que de la plateforme de la marque.

emmanuelle thiesson

Directrice de Développement

Emmanuelle Thiesson a obtenu un diplôme en Economie rurale à l’Université de Montpellier. Elle débute sa carrière d’assureur chez Assurinco en tant que Responsable Grands Comptes, puis intègre Mapfre, en tant que Directrice commerciale du pôle Travel, puis Directrice du support client. C’est en 2018 qu’elle devient Innovative partnerships affinity insurance chez Wakam (ex-La Parisienne). Elle a rejoint en février 2022 Solucia Protection Juridique au poste de Directrice du Développement et est, à ce titre, responsable de la stratégie de croissance.

thomas gontard

Directeur Indemnisations et Services

Thomas Gontard a obtenu un DEA en droit fiscal à l’Université de Panthéon- Sorbonne. Il débute sa carrière chez Synerfil en tant que Directeur des centres d’appel, avant de rejoindre Apria, puis Assor France en tant que Responsable des services client. Il rejoint Solucia Protection Juridique en 2015 en tant que Responsable du service Renseignement Juridique. Il est depuis 2019 Directeur de l’Indemnisation et des Services. Il pilote la qualité des prestations délivrées par l’équipe des juristes.

Cécile Tardieu

Directrice Générale

Cécile Tardieu est diplômée de l’Ecole des Mines de Nancy et de l’ENSAE (1996). Elle débute chez Axa où elle exerce les fonctions d’actuaire à l’international puis de souscriptrice grands comptes affinitaires. En 2002, elle intègre le groupe Generali au sein duquel elle occupe diverses fonctions notamment celle de responsable du marketing produits, responsable du développement des offres affinitaires et de Directrice marketing et relation client au sein de l’entité Global Corporate & Commercial. Elle intègre Wakam (ex-La Parisienne) en 2016, en tant que Directrice des Partenariats, avant de rejoindre Solucia Protection Juridique en février 2020 au poste de Directrice de la Transformation, de l’Audit interne et des nouveaux marchés. Elle est depuis juillet 2021 Directrice Générale de l’assureur.

LAURENT SENGIER

Président du directoire

Laurent Sengier, a obtenu un diplôme d’expert en Management Financier à l’ESG. Il débute sa carrière en tant que Directeur Administratif et Financier au Groupe ICIRS (Retraite, Prévoyance, Santé), avant de rejoindre La Tutélaire en 2010. Il devient Directeur Financier Opérationnel de Chorum en 2013, et rejoint Solucia Protection Juridique, en tant que Directeur Administratif et Financier en 2018. Il prendra la Direction Générale de l’assureur en 2020, puis sa Présidence en juillet 2021.