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Janvier 2026

Vente à distance en assurance :

la fin de la vente en deux temps,
un tournant structurant

Une évolution réglementaire majeure pour la distribution à distance

La loi du 30 juin 2025 introduit une évolution significative du cadre de la vente à distance (VAD). Elle redéfinit les pratiques en la matière pour l’ensemble des secteurs, dont l’assurance : le démarchage téléphonique ne sera possible que dans deux cas :

  • si le consommateur a donné au préalable son accord à être prospecté, de façon “libre, spécifique, éclairée, univoque et révocable”
  • ou lorsque l’appel porte sur un contrat en cours.

Avec cette règle applicable à partir du 11 août 2026, on pourrait penser que l’ensemble du régime spécifique pour l’assurance de la vente en deux temps était abrogé.

Or, il y avait un conflit entre les règles générales issues du Code de la consommation et les règles spécifiques issues du Code des assurances.

Un décret transposant une directive européenne du 22 novembre 2023 et une ordonnance parue au Journal officiel le 5 janvier dernier précisent les nouvelles règles applicables au secteur de l’assurance.

Il en ressort que si le régime de la vente en deux temps est bien supprimé, certaines dispositions sont conservées et d’autres ajoutées. Pour autant, plusieurs textes d’application seront publiés dans les prochaines semaines et permettront d’analyser l’ensemble du dispositif spécifique à l’assurance.

D’abord, à compter du 11 août 2026, “tout appel commercial d’un prospect suppose un consentement libre, spécifique, éclairé, univoque et révocable”. Il sera donc nécessaire de collecter un opt-in avant tout démarchage téléphonique.

Ensuite, même avec l’obtention de ce consentement, l’appel devra être enregistré et conservé 2 ans à compter de la souscription du contrat d’assurance.

Enfin, en cas de défaut d’information précontractuelle, le délai de renonciation peut être exercé jusqu’à 1 an et 14 jours après la conclusion du contrat. Il pourra être sans limite si le défaut d’information concerne le droit de renonciation.

Ces évolutions s’inscrivent dans la continuité des attentes exprimées au niveau européen comme au niveau national : renforcer la protection du consommateur, limiter les ventes subies et garantir un consentement pleinement éclairé.

Pour les directions générales, développement et marketing, il s’agit d’un changement de paradigme, avec des impacts directs sur les parcours commerciaux, les outils digitaux et l’organisation des réseaux.

Rappel : qu’entend-on par “vente en deux temps” ?

Historiquement, certains dispositifs de vente à distance reposaient sur une logique en deux étapes :

  1. Un premier contact commercial, parfois très synthétique, visant à susciter l’adhésion du client (accord de principe)
  2. Une confirmation ultérieure, avec transmission des informations contractuelles détaillées et validation finale


Applicable depuis le 1er avril 2022, ce schéma est désormais considéré comme insuffisamment protecteur, notamment lorsque le client n’a pas accès à l’ensemble des informations essentielles avant de manifester son consentement.

Ce qui va changer concrètement à partir du 11 août 2026

La nouvelle approche impose une logique claire : l’acte de vente doit être unique, complet et pleinement éclairé.

L’ensemble des informations précontractuelles essentielles (garanties, exclusions, coût, durée, modalités de renonciation et de résiliation) doit être communiqué suffisamment en amont avant tout engagement.

Le consentement du client (opt-in) doit porter sur un produit clairement identifié, et non sur une intention ou une promesse ultérieure.

La validation du contrat ne peut plus reposer sur une confirmation différée visant à “régulariser” une vente déjà actée.

Des impacts structurants sur les parcours de vente

Pour les parcours digitaux

Les tunnels de souscription doivent être reconçus pour intégrer l’ensemble des étapes d’information en amont de la validation.

Les parcours trop rapides ou fragmentés sont désormais à risque.

La traçabilité de la remise d’information et du consentement devient un élément central du dispositif de conformité.

Pour la vente téléphonique

La collecte de l’opt-in est désormais obligatoire avant de démarcher un prospect.

Lorsqu’il est déjà client, le démarchage téléphonique ne pourra intervenir que dans le cadre du contrat concerné, avoir un rapport avec l’objet de ce contrat, y compris pour proposer des produits et services afférents complémentaires à l’objet du contrat en cours ou de nature à améliorer ses performances ou sa qualité. La notion acceptée jusqu’alors de produits et services analogues pour démarcher des clients existants sera à préciser davantage dans une logique de surveillance produit et d’intérêt du client.

Les scripts commerciaux doivent évoluer :

  • Fin des argumentaires de pré-adhésion suivis d’une validation ultérieure.
  • Obligation d’un discours complet, équilibré, incluant limites et exclusions.

Le distributeur doit démontrer que le client a disposé de toutes les informations utiles avant de donner son accord.

Une cohérence renforcée avec l’opt-in et le “value for money”

Cette évolution de la VAD ne peut être analysée isolément. Elle s’inscrit dans un triptyque réglementaire cohérent :

  • Opt-in : un consentement explicite, libre et informé
  • Value for Money : un produit qui sert véritablement au client et dont la valeur est compréhensible et justifiable
  • Vente en un temps : un acte de souscription transparent et non fragmenté

Autrement dit, on ne peut plus vendre un produit générique que le client ne comprend pas pleinement ou qu’il n’y trouve pas son intérêt.

Cela renforce la nécessité de simplifier les offres, clarifier les garanties et éviter les options ou produits accessoires à faible valeur d’usage.

Une évolution qui impose de repenser la vente à distance

La fin de la vente en deux temps marque une étape importante dans la transformation de la distribution de produits d’assurance à distance.
Elle impose un modèle plus exigeant, mais aussi plus vertueux, fondé sur la clarté, la transparence et la valeur réelle pour le client.

Les acteurs qui anticipent cette évolution, plutôt que de la subir, disposeront d’un avantage concurrentiel durable, tant en matière de conformité que de confiance client.

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index égalité
hommes/Femmes

chez Solucia SPJ

95 / 100 : c’est la note obtenue par l’UES pour l’index égalité professionnelle femmes – hommes pour 2024

Indicateur d’écart de rémunération entre les femmes et les hommes : 36/40

Indicateur d’écart de taux d’augmentations entre les femmes et les hommes : 35/35

Indicateur de pourcentage de salariées augmentées dans l’année suivant leur retour de congé maternité : N/A

Indicateur du nombre de salariés du sexe sous-représenté parmi les 10 plus hautes rémunérations : 10/10

Poignée homme femme

Thibault saint olive

Directeur Administratif et Financier

Thibault Saint Olive est diplômé de l’Institut Supérieur de Gestion (ISG). Il débute sa carrière en tant que Contrôleur de gestion à la Banque Populaire, avant d’intégrer Mazars en 2010 au poste de Manager Audit financier, spécialisé dans le secteur des Assurances. Il devient 6 ans plus tard Directeur Admnistratif et Financier de Linxea, avant de rejoindre Wakam (ex-La Parisienne) en tant que Head of Finance. Il est depuis janvier 2022, le Directeur Administratif et Financier de Solucia Protection Juridique. Thibault a la charge du contrôle de la rentabilité et de la solvabilité de l’entreprise, du pilotage des flux financiers et de la gestion des fonds.

anne davillé

Directrice Marketing & Experience Client

Anne Davillé a obtenu un Master de commerce à Audencia. Elle débute sa carrière chez Carat en tant que responsable clients, puis intègre Havas Media en 2005 en tant que Directrice de clientèle. Elle rejoint Generali en 2008 où elle occupe différents postes, notamment celui de Manager marketing digital, chef de projet relation client ou Head of Client relationship management chez Global Corporate & Commercial. Elle est depuis octobre 2021 Directrice Marketing & Expérience client chez Solucia Protection Juridique. Elle est à ce titre, responsable du développement des leviers digitaux et des offres au service des clients et des partenaires, ainsi que de la plateforme de la marque.

emmanuelle thiesson

Directrice de Développement

Emmanuelle Thiesson a obtenu un diplôme en Economie rurale à l’Université de Montpellier. Elle débute sa carrière d’assureur chez Assurinco en tant que Responsable Grands Comptes, puis intègre Mapfre, en tant que Directrice commerciale du pôle Travel, puis Directrice du support client. C’est en 2018 qu’elle devient Innovative partnerships affinity insurance chez Wakam (ex-La Parisienne). Elle a rejoint en février 2022 Solucia Protection Juridique au poste de Directrice du Développement et est, à ce titre, responsable de la stratégie de croissance.

thomas gontard

Directeur Indemnisations et Services

Thomas Gontard a obtenu un DEA en droit fiscal à l’Université de Panthéon- Sorbonne. Il débute sa carrière chez Synerfil en tant que Directeur des centres d’appel, avant de rejoindre Apria, puis Assor France en tant que Responsable des services client. Il rejoint Solucia Protection Juridique en 2015 en tant que Responsable du service Renseignement Juridique. Il est depuis 2019 Directeur de l’Indemnisation et des Services. Il pilote la qualité des prestations délivrées par l’équipe des juristes.

Cécile Tardieu

Directrice Générale

Cécile Tardieu est diplômée de l’Ecole des Mines de Nancy et de l’ENSAE (1996). Elle débute chez Axa où elle exerce les fonctions d’actuaire à l’international puis de souscriptrice grands comptes affinitaires. En 2002, elle intègre le groupe Generali au sein duquel elle occupe diverses fonctions notamment celle de responsable du marketing produits, responsable du développement des offres affinitaires et de Directrice marketing et relation client au sein de l’entité Global Corporate & Commercial. Elle intègre Wakam (ex-La Parisienne) en 2016, en tant que Directrice des Partenariats, avant de rejoindre Solucia Protection Juridique en février 2020 au poste de Directrice de la Transformation, de l’Audit interne et des nouveaux marchés. Elle est depuis juillet 2021 Directrice Générale de l’assureur.

LAURENT SENGIER

Président du directoire

Laurent Sengier, a obtenu un diplôme d’expert en Management Financier à l’ESG. Il débute sa carrière en tant que Directeur Administratif et Financier au Groupe ICIRS (Retraite, Prévoyance, Santé), avant de rejoindre La Tutélaire en 2010. Il devient Directeur Financier Opérationnel de Chorum en 2013, et rejoint Solucia Protection Juridique, en tant que Directeur Administratif et Financier en 2018. Il prendra la Direction Générale de l’assureur en 2020, puis sa Présidence en juillet 2021.